Hatem Ben Arfa est la bonne pioche de l’OGC Nice en cette saison. A vingt-sept ans, ce surdoué brille depuis le mois de septembre à Nice dans une formation alliant expérience et jeunesse. Koziello et Boscagli, tous deux dix-huit ans, en sont les plus beaux exemples.

Troisième buteur du championnat avec onze réalisations à son compteur, l’international français éblouit la Ligue 1 de son talent. Ses percées, ses buts de génie font les beaux jours de l’entraîneur Claude Puel. Une résurrection, après un séjour inaccompli de l’autre côté de la Manche du côté de Newcastle où il sera freiné par de nombreux pépins physiques, des problèmes de comportements. Le diamant est brut mais il a du mal à se laisser polir. De plus, la romance avec Nice a failli ne pas n’avoir lieu puisqu’il lui a été interdit de jouer sous ses nouvelles couleurs à cause d’un litige avec la Fédération Française de Football.
Mais Ben Arfa est décidé à revenir alors il s’entretient avec un préparateur physique personnel et esquisse ces dribbles chaloupés dans diverses structures de football à cinq. Ce retour au premier plan lui permet de retrouver l’Equipe de France. Le sélectionneur français Didier Deschamps fait appel à lui pour jouer le tragique match face à l’Allemagne – le 13 novembre dernier au Stade de France – puis celui à Wembley, face à l’Angleterre. Malheureusement il ne brille pas malgré une envie certaine. Il retrouve le cocon niçois où ses performances sont devenues régulières portant le club au porte du podium.
Son avenir ? Les dirigeants niçois ne sont pas dupes, ils sont conscients que le talent attire les grands clubs européens, et même au delà de ces frontières. Mais l’arrivée d’un investisseur saoudien dans le capital du club peut assouvir ses désirs aussi bien financiers que sportifs. Les supporteurs niçois espèrent de tout cœur, que leur joueur vedette restera sur la côte d’Azur, et ne cédera pas aux sirènes des grands clubs. Avant cela, il lui reste de se rétablir de sa blessure pour participer à l’Euro se déroulant en France.
Melvin et Mathias
