Ce week-end se déroulait la 29ème édition du Festival du livre à Mouans-Sartoux, mais bien sûr en tant que bons communicants avertis, vous le saviez déjà. A cette occasion je m’y suis rendue afin que tous les malchanceux n’ayant pas eu la chance (ou le temps) d’y passer faire un tour sachent ce qu’ils ont loupé. Focus sur l’un des moments du festival qu’il ne fallait pas rater.
C’est au beau milieu de ses 400 auteurs et invités de marque que j’ai pu assister à l’entretien pas très privé de Guy Bedos, face à un parterre de spectateurs. Humoriste avant tout, qui brille aussi bien dans l’écriture de ses sketchs que dans celle de ses romans. C’est d’ailleurs son tout dernier opus qu’il est venu présenter à l’occasion du festival. Dans Je me souviendrai de tout, Guy Bedos se dévoile sans filtre, retrace son parcours fait de bonnes rencontres… Il cite notamment Jacques Prévert qui l’a poussé à écrire son premier spectacle ou encore Pierre Desproges, ami de longue date à qui il souhaite rendre hommage. Mais aussi de plus mauvaises rencontres… En effet Guy Bedos qui n’a ni sa plume ni sa langue dans sa poche, ne se prive pas de citer Gad Elmaleh, ou encore Nadine Morano qu’il n’épargne pas.
Un ouvrage donc, rétrospectif, plus axé sur l’humain et l’expérience qui n’est cependant pas le dernier de sa lignée. Le comique engagé travaille déjà sur la sortie de son prochain ouvrage A l’heure où noircit la campagne (titre référent au plus célèbre poème de Victor Hugo Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne) dont la sortie est prévue pour l’année prochaine.
Joanna Chiapasco

