Déesse et démones, quand la glace et le feu s’allient

Ces 28 février et 1er mars dernier, un duo inédit s’est produit à Anthéa dans le cadre du festival des nuits d’Antibes.

Avant de se rendre à New-York, San Cugat, Terrassa ou encore à Madrid, Blanca Li, danseuse-chorégraphe espagnole de 53 ans, et Maria Alexandra, danseuse Russe de 38 ans, nous ont plongé dans un décor à couper le souffle. Une mise en scène exceptionnelle de la mythologie à travers les temps faisant l’éloge de la féminité.

20h30 – Ouverture des rideaux, nous entrons dans un univers à couper le souffle. Une succession de tableaux s’offre à nous. Rien n’est laissé au hasard. Si la danse nous fait voyager tout au long du spectacle, de nombreux détails nous émerveillent.

Une panoplie de costumes nous est proposée, tous aussi éblouissants les uns que les autres. De grands stylistes tels que Jean-Paul Gaultier ou encore Stella McCartney ont mis la main à la patte. Chacun choisi à la perfection, Blanca Li a su de son côté les accorder à sa chorégraphie.

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Mais ce n’est pas tout, les lumières aussi renforcent le contraste des danseuses. Ombre et lumière se succèdent durant 1 heure 20. Des projections féériques alternant entre vidéos et ombres nous offrent des images épatantes tels que des serpents, des fleurs, des branches, ceci dans de nombreuses et différentes couleurs. Un dédoublement du duo par hologramme renforce cette idée, tandis qu’un nuage pixélisé vient nous annoncer le chaos.

Nous assistons à un véritable festival de musiques, toutes plus prenantes les unes que les autres. Des grands classiques sont mis en œuvre tels que La danse macabre de Saint-Saëns ou encore Le concerto de Chopin. Attention, des sonorités surprenantes mais tout aussi prenantes, un poème, récité durant le spectacle dans une voix mystérieuse pose une nouvelle énigme. Nous sommes dans un univers inconnu où la complexité de la femme est plus présente que jamais.

La mise en avant de la féminité, principal objectif de Blanca Li n’est aussi bien représenté que par les artistes. Souplesse, précision, richesse chorégraphique dégagent des émotions divines. Elles parviennent à nous éblouir le temps d’une soirée, nous laissant avec de nombreuses et somptueuses images en tête. Deux danseuses représentant les deux faces d’un même personnage, tantôt déesse, tantôt démon. Différentes dès le début, l’une classique, l’autre contemporaine, elles ont su nous offrir un spectacle fort en contraste et ajouter une touche moderne à l’époque mythologique.

Elisa Internicola

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