Julie Poirot est responsable de la RSE à l’hôtel du Cap Eden-Roc. Invitée par le projet Univert’IC le temps d’une conférence, elle est venue partager aux étudiants son expérience professionnelle. Le WAIC était présent.
L’hôtel du Cap Eden-Roc à Antibes fait partie du groupe Oekter Collection, tout comme le Château St-Martin à Vence ainsi que huit autres hôtels de luxe établis à travers le monde. Hôtellerie et restauration étoilés sont proposés avec pour maitre mot, le respect de l’environnement. Pour Julie Poirot, c’est ce qui contribue à la vitrine de l’entreprise, une réelle valeur ajoutée éthique et un « capital réputation à protéger ». S’engager dans le développement durable dans le secteur du luxe, c’est aussi un moyen de dépasser les stéréotypes qui supposent que la consommation s’y fait démesurément. Les deux peuvent s’allier et les hôtels de la Oekter Collection démontrent cette union qui fonctionne.
Et plus concrètement ?
Les missions de Julie Poirot sont nombreuses et s’orientent autour de la création d’une transversalité. Il s’agit de développer une stratégie de développement durable en cohérence avec les autres politiques existantes (marketing, RH). Cela se manifeste par la mise en place de processus de contrôle de la performance de cette politique, et de « reporting », la publication de rapports d’activités, puisqu’il est indissociable de suivre pour contrôler.
Allier le recyclage et les exigences hygiéniques est un défi délicat, Julie Poirot nous donne l’exemple des savons et gels douche qu’il est impossible de proposer en version « distributeur », ainsi que les chaussons et peignoirs qui sont continués d’être fabriqués à l’étranger. Elle nous rappelle que le bénéfice ne peut s’effacer au profit du développement durable, malgré les efforts effectués pour le favoriser.
Une initiative pour faire participer tout le monde
L’hôtel fait participer directement les clients en leur proposant une peluche à l’effigie de la tortue Eden créée par une entreprise française. Vendue au prix de 50 euros, les fonds récoltés sont reversés à la recherche et au maintien des centres de soin des tortues. Cette saison, plus de 15 000 euros ont été recueillis et ont fait repartir des centaines de clients avec le sentiment d’avoir effectué une bonne action.

On remercie l’équipe d’Univert’ICI pour avoir organisé cette conférence qui élargit toujours plus nos perspectives d’avenir, avec l’occasion de découvrir un exemple concret de responsabilité sociétales des entreprises.
Manon Simonin
