Les étudiants du département info-com de l’IUT de Nice se retrouvent toujours chez eux pour débuter cette année 2021. Cela entraine une actualité des Infocoms au point mort. Mais le monde continue de tourner et en tant que citoyens du monde et étudiants en communication, les infocomiens se doivent de se tenir au courant. On te propose donc aujourd’hui un petit tour des infos du moment avec en prime l’avis de certains étudiants.

Le monde et l’info sous l’œil des Infocoms.
Au programme d’aujourd’hui : le vaccin, le couvre-feu, le retour partiel à l’IUT et pour finir la situations aux États-Unis.
18 heures tous à la maison !
Depuis le 4 janvier 2021, certaines régions de France dont la région Provence-Alpes Côte d’Azur sont soumises à un couvre-feu dès dix-huit heures. Nouvelle mesure gouvernementale afin de freiner la propagation du virus en France, pour enfin passer sous la barre des cinq mille cas par jour. Les avis divergent, certains sont d’accords et d’autres moins. Alors que pensent les différents étudiants ?
Les élèves interrogés sont plutôt unanimes pour dire que cette mesure est à leur sens totalement inutile et en contradiction avec les horaires des travailleurs et des étudiants, si ceux-ci sont amenés à revenir en présentiel. Comme le résume Damien Guiral élève de deuxième année : « Je trouve que cette restriction gouvernementale est prise pour le bien des Français. Cependant, je la trouve totalement inutile. ». Deux heures de moins pour sortir : l’ancien couvre-feu limité nos sorties jusqu’à 20 heures, ne semble pas dans l’esprit des étudiants être une solution idéale pour limiter la propagation du virus. Deux heures de plus, ou de moins, n’est pas assez « radicales » pour réellement impacter le nombre de contaminations journalières. Audrey Dasquet, élève de deuxième année aura le mot de la fin : « Personnellement je ne vois pas comment cela peut impacter le nombre de contaminations. »
Ce couvre-feu deviendra national à partir du samedi 16 janvier suite aux annonces de Jean Castex ce jeudi 14 janvier 2021.
De retour dans nos locaux
Nouveauté spéciale 2021 pour les Infocoms : le mois de janvier annonce un retour partiel à l’IUT. Le temps de quelques heures, les étudiants retrouvent une légère sensation de vie d’avant pour certains cours impossibles à réaliser à distance. Le retour total est normalement prévu pour début février, cependant, au vu de l’instabilité du virus en France, il semble s’éloigner des étudiants. Pour comprendre au mieux leurs ressentis, demandons aux principaux intéressés.
La joie est un sentiment partagé par les étudiants interrogés, heureux enfin de revoir certains de leurs camarades et de retrouver un semblant de cursus classique sans virus. Comme le résume si bien Jeanne Faget, élève de première année : « Je suis super heureuse même-ci j’habite à 1 heure de Sophia, je suis contente de faire le déplacement. ».
Cependant au cœur de cette joie, nous retrouvons un peu d’amertume surtout chez les étudiants qui restent dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur seulement pour cette heure et demie de cours, c’est le cas d’Audrey : « Je suis contente de retrouver les infocomiens et l’IUT en général, mais payer un loyer pour seulement 1 h 30 de cours en présentiel par semaine ça fait mal au compte en banque ! ». Cette amertume semble être partagée par Margot Vayron, élève de deuxième année. En tout cas, ils sont tous d’accord pour dire que la reprise des cours en présentiel en février semble être inimaginable, comme le dirais Damien : [Rires] « Non, personnellement je pense que c’est impossible début février. Je pense que nous n’avons qu’à prier pour avoir une rentrée en septembre 2021. » Malheureusement l’avenir des cours en présentiel semble incertain.
Le vaccin : pour ou contre ?
Un an depuis l’arrivée d’un nouveau virus inconnu, qui après tout ce temps continue de paralyser l’ensemble du monde. Le vaccin semblait être notre seul espoir, notre porte de sortie pour vivre librement sans contrainte.
Maintenant qu’il est là, celui-ci soulève de nombreuses interrogations et peurs. Moins d’un an pour trouver un vaccin inquiète énormément, qu’en-est-il des effets secondaires sur le court et le long terme ? Un dilemme s’oppose alors vaccin ou non ? Quel prix pour retrouver notre vie sans virus qui nous manque tant. Parlons avec les étudiants interrogés que pensent-ils de ce vaccin ? Ceux qui sont les plus touchés par les différentes mesures gouvernementales depuis l’arrivée du coronavirus.
Pour certains de nos étudiants interrogés, le vaccin est un réel signe d’espoir, voire le seul espoir de retrouver notre vie d’avant pleinement, comme le dit Margot : « Chaque virus a un vaccin, il faut passer par là pour retrouver une vie « normale ». ». Pourtant ce signe d’espoir inquiète, est-il vraiment fiable ? Avons-nous assez de recul sur les possibles effets secondaires ? La rapidité impressionne mais fait frissonner par la même occasion. Aucuns étudiants connaissent dans leurs entourages des personnes déjà vaccinées.
Étant étudiants en communication, il était important pour nous de faire un point sur la communication autour du vaccin. Damien soulève le fait que Mauricette la première vaccinée française, a été un peu trop mise en avant sans vraiment être au courant du vaccin. Quant-à-elle, Audrey mentionne l’absence de communication sur les réseaux sociaux, afin de toucher plus les jeunes malgré qu’ils ne soient pas la cible principale de cette campagne. Pour Margot, la campagne de vaccination a été un travail très laborieux qui a mis du temps à se mettre en place. Jeanne met en avant la communication qui laisse planer trop de doutes et d’incertitudes face aux effets du vaccin : « On instaure beaucoup trop de doute autour de l’efficacité de celui-ci et de ses effets secondaires, à tels points que certains politiques affirment ne pas vouloir être des « cobayes ». »
Du côté américain
Être un bon communicant c’est être au courant de ce qui passe en France, mais aussi dans l’ensemble du monde. Cela aurait été compliqué de passer à côté de l’actualité Américaine. Trump vante toujours sa victoire malgré sa défaite aux présidentielles, refusant de se présenter à l’investiture du futur président des États-Unis, qui aura lieu le 20 janvier 2021.
Mais aujourd’hui, parlons surtout de l’attaque subie par le Capitol par les pro-Trump le 6 janvier dernier à la suite de l’appel de leur président pour réclamer leur victoire. Mais pourquoi le Capitol ? Afin d’empêcher la certification des résultats de l’élection américaine qui se déroulait ce même jour au sein du Capitol. Cette attaque entraîne le bannissement du président des États-Unis des différents réseaux sociaux, tels que Twitter, car nous le savons, il était le principal outil de communication du président. Vous l’auriez compris après cette légère analyse de l’actualité, il est temps de mettre en avant les avis et les ressentis des étudiants en communication de Sophia-Antipolis interrogés. Ils soulignent tous le fait que Trump est au courant de son pouvoir d’influence sur ses partisans et en profite pour lever les foules et contester la mise en place du pouvoir et la démocratie, Damien va jusqu’à le comparer à un « gourou ».
En ce qui concerne l’attaque du Capitol, les termes honteux, scandaleux et tristes reviennent dans les avis des différents étudiants. Il est temps que le président Trump, accepte sa défaite et laisse sa place. Nous conclurons avec les propos de Damien, qui résume le mandat de Trump à la tête de la première puissance mondiale : « Je suis scandalisé, son appel contre Joe Biden et la cérémonie au Capitol, tout ce qu’il a fait durant son mandat était scandaleux. ». La clôture des réseaux sociaux du président soulève une interrogation comme nous l’exprime Jeanne : « Mais finalement, laissez décider de qui a le droit à la parole, n’est pas le rôle des GAFA. »
Aujourd’hui notre monde est sous l’influence des réseaux sociaux qui ont un pouvoir énorme sur nos sociétés, outils de communication à part entière lorsqu’il s’agit de Donald Trump. Nous trouvions légitime de poser la question des réseaux sociaux comme outils de communication politique. Voici ce qui en ressort avec nos interrogations auprès des étudiants. C’est un moyen de toucher une plus large cible, plus jeune, plus connectée qui ne correspond pas forcément à la majorité des votants. Ainsi, ils permettent d’accroire la popularité des différentes personnalités politiques. Les réseaux sociaux font entièrement partie de la communication politique, mais comme nous le voyons avec Trump, une mauvaise utilisation peut être dangereuse.
C’est ainsi que se termine ce petit tour du monde de l’actualité, par les étudiants Infocoms. Chaque avis est personnel et a le mérite d’être écouté par les autres. Nous remercions les étudiants qui ont accepté de répondre à nos questions.
CANTON Ludivine
