Jeudi 3 février, deux anciens élèves du DUT Info-Com sont venus partager leurs expériences avec les étudiants lors d’une conférence organisée par le projet tuteuré Come2Com. Les élèves de première année ont pu échanger avec ces anciens étudiants pendant un échange de questions réponses.
Les nouveaux InfoCom ont rencontré Colline Méchinet, cheffe de projet digital ainsi que Mévin Hugues, autoentrepreneur et vidéaste professionnel. L’objectif de cette rencontre était de réunir différents professionnels afin qu’ils partagent leurs parcours et conseillent les nouveaux étudiants. Cela a permis à ces derniers de se faire une première idée du monde du travail et de ce qu’il les attend plus tard. De plus, cela a pu éclairer les élèves sur leur poursuite d’études.
À la rencontre d’une cheffe de projet digital
Colline Méchinet est une ancienne étudiante issue de la formation DUT Information Communication. Membre du projet Event’IC, elle s’est rendue compte que l’évènementiel ne correspondait pas à ses attentes et a décidé de faire un stage en DA où elle s’est épanouie. À la fin de son DUT, elle poursuit ses études dans la création et le design digital. Aujourd’hui elle travaille en tant que cheffe de projet au sein de l’entreprise de cosmétique SoSkin.
La cheffe de projet, explique-t-elle, doit remplir plusieurs missions. En effet, ce métier fait appel à plusieurs compétences, allant de la création à la gestion. Colline joue le rôle de community manager, consistant à élaborer la ligne éditoriale, gérer la planification et l’animation de communauté. Elle gère aussi le site du E-commerce et la stratégie de fidélisation et d’acquisition. De plus, ce métier demande beaucoup créativité afin de proposer des contenus innovants : le graphisme, les montages vidéo, les maquettes web, ou encore la création de nouveaux outils. La création des campagnes et leur gestion dépendent aussi du chef de projet, ainsi que la recherche des influenceurs, des partenariats, des prestataires…
Colline conseille ce métier pour les personnes qui se lassent vite. Être chef de projet signifie accomplir des tâches différentes les unes des autres, il faut toucher à tout et être polyvalent. Son conseil est de ne pas sous-estimer la veille et au contraire de « veiller à fond », c’est une des étapes les plus importantes.
Mévin, autoentrepreneur et vidéaste professionnel après un Bac +2
Mévin Hugues à la sortie du lycée n’était pas très studieux et se définit comme un « petit branleur », il est refusé une première fois au DUT Information Communication à Nice – Sophia Antipolis. Il décide de prendre une année de césure en Nouvelle-Zélande où il a pu devenir bilingue et développer son intérêt pour l’audiovisuel en créant ses propres vidéos. Un an plus tard, il est cette fois-ci accepté dans la formation. Deux ans après, il travaille à son compte et a créé sa propre entreprise, Polissons Prod.
Tout d’abord le métier de vidéaste nécessite une bonne capacité relationnelle pour avoir un bon échange avec le client, comprendre ses idées et ses besoins. Il faut aussi savoir défendre le tarif de ses services, faire des propositions de devis, et savoir se faire prendre au sérieux. Naturellement, un vidéaste ou photographe doit avoir de la créativité pour les tournages et la post-production. Cependant il faut aussi être organisé avec tous les préparatifs : lieux de tournage, matériel nécessaire, essais lumière… pour optimiser les moments de tournage.
Par ailleurs, la gestion d’une auto-entreprise fait appel à d’autres compétences. Premièrement, le côté administratif, comptabilité (factures, devis, déclaration Urssaf). Deuxièmement, la gestion des réseaux sociaux, qui représentent la source de visibilité la plus importante et qui nécessite donc beaucoup d’attention afin de susciter l’intérêt et l’interaction. Troisièmement, la gestion du site internet qu’il ne faut surtout pas négliger et alimenter régulièrement en créant de nouveaux articles. Enfin, gérer la stratégie et le positionnement, c’est-à-dire, identifier les concurrents, définir son marché et sa cible, adapter ses offres et gérer ses prix.
Ainsi, Mévin s’exprime sur la vie d’autoentrepreneur : il y a certes plus de liberté au niveau du temps et du lieu de travail. Néanmoins il faut savoir se poser des limites. Il incite les jeunes étudiants à se lancer maintenant. Quoiqu’il en soit, faire ce qui suscite notre intérêt, sans l’obligation de le partager sur les réseaux, n’est jamais du temps perdu, c’est toujours du temps gagné.
Marylou Debard.
