Décembre 2022, Alban Marguet, élève en 3ème année fait l’annonce choc, un match entre journalistes et communicants, un derby de l’IUT aura lieu dans les semaines à venir. Après quelques séances d’entrainements et surtout plusieurs semaines de provocation entre élèves en journalisme et communication des organisations. Le Mardi 16 janvier a eu lieu le match le plus attendu de ces dernières semaines au sein de l’IUT. Dans cet article, revivez le déroulé de cette journée haute en couleurs au plus près de l’équipe CDO.
13h : Les joueurs et joueuses de l’équipe se voient pour la première fois de la journée, il est l’heure, nous recevons enfin les maillots du match commandé quelques jours avant, ils arrivent pile à temps. Les joueurs et joueuses les essaient et prennent des photos pour alimenter l’instagram du compte CDO, avant-goût du match, les maillots officiels représentent notre promotion et font monter la pression. D’autant plus que nous apprenons que l’un des joueurs clés de l’équipe masculine, Esteban, est malade.


Photo Shooting du maillot CDO
18h : Il est l’heure, l’heure pour les joueurs aussi bien de l’équipe masculine que féminine de se diriger vers le stade, on enfile ses habits et on met les crampons dans le sac, on se dirige vers le stade des mûriers III à Cannes la Bocca. Mais aujourd’hui c’est plus qu’un simple stade, c’est une arène ou des joueurs et joueuses vont se battre pour défendre leurs couleurs.
18H45 : La première entrée des joueuses se fait, le match ne commence que dans 15 minutes mais nous pouvons déjà ressentir toute la pression à venir, l’excitation se fait grandissante, les joueuses ne peuvent plus tenir en place nous ouvrons le bal de cette magnifique soirée footballistique. Les supporters sont à fond et nous pouvons le sentir, la plupart d’entre nous n’ont jamais pratiqué de foot en club et ressentent pour la première fois ce sentiment si particulier de pression, de peur mélangé à l’excitation d’avant match.

19h : Le premier coup de sifflet retentit, c’est le début de la rencontre entre les équipes féminines, plus d’une centaine de personnes sont là pour assister au match, des cris, des chants, musique des tambours auxquels s’opposent des vuvuzela, l’ambiance est électrique et augmente d’autant plus la pression sur nous.
L’équipe féminine réussit bien son début de partie. Nous sommes solides, motivés par les fans, nous n’avons, contrairement aux journalistes, réalisé que 2 entraînements ensemble mais nous donnons tout sur le terrain. Nous encaissons tout de même 1, puis 2 buts, il est alors 19h30, c’est la mi-temps.

20h: Nous sommes à quelques minutes de la fin du match, notre équipe féminine s’est battu tout du long cela fait près d’une heure que nous suons et donnons tout notre possible sur le terrain. Mais ce n’est pas suffisant, après 2 buts en première période les journalistes, bien plus entraînées que nous, déroulent en seconde et infligent une défaite 5 buts à 0 à notre équipe féminine. Mais, en dépit de cette défaite, nous pouvons être fiers de nous, nous n’avons rien lâché du début à la fin et avons réussi à proposer du jeu, nous créer des occasions et faire vibrer les supporters, et ce, même dans la défaite.
Au nom de tous les élèves en communication des organisations, merci à l’équipe féminine.

20h15 : La soirée est tout de même loin d’être finie malgré la défaite des féminines, leur courage nous galvanise et l’équipe masculine est plus que jamais prête à entamer son match.
Le terrain est calamiteux, il fait froid, nous ne nous entendons plus, nos paroles sont complètements couvertes par les cris des supporters, mais ça ne change rien, nous restons tous totalement concentré sur notre match, il n’y a plus qu’eux et nous, le coup de sifflet résonne et le match démarre.

21h : 2-1 , nous sommes menés mais nous pouvons le faire, la deuxième mi-temps vient de débuter et nous avons réussi à inscrire un but alors que nous étions censé nous faire rouler dessus, l’équipe peut en être fier, il faut continuer sur cette lancée. Mais alors que ces pensées nous traversent des sauts de concentration arrivent plus fréquemment, nous sommes moins tranchants, la fatigue s’accumule dans nos corps, le manque d’expérience se fait ressentir et les erreurs s’enchaînent provoquant but sur but, c’est la débandade.


21h45 : Fin du match, les lumières s’éteignent, défaite écrasante sur le score de 6 buts à 1, frustration et colère se mêlent dans les vestiaires, chacun repense à ses erreurs, à ce qu’il aurait pu mieux faire. Mais c’est cela le sport, de la joie comme de la frustration et malgré tout, nous sommes tous heureux d’avoir pu participer ensemble à une telle expérience, la défaite laisse un goût amère à cette journée, mais nous sommes tout de même heureux de voir toutes les personnes qui ont continué à nous supporter tout du long et nous les en remercions et puis surtout, ce n’est pas la fin au contraire, ce match signifiait le début d’une grande aventure, aussi bien pour les joueurs masculins que les joueuses féminines, le début de l’équipe CDO.

Article par Asef Bentaleb
